Sécurité sanitaire

Chenilles processionnaires du chêne – Précautions et conseils

 
 
Chenilles processionnaires du chêne – Précautions et conseils :

Le département de la Haute-Marne connaît actuellement une présence importante de chenilles processionnaires de chenilles processionnaires du chêne en forêt et hors zones forestières (arbres isolés). Ces chenilles sont urticantes.

Les chenilles processionnaires du chêne : qui sont-elles ?

Les chenilles processionnaires du chêne sont les larves du papillon de nuit Thaumetopoea processionea.

Cette espèce est commune et présente depuis la fin du 18ème siècle en Europe. Les œufs éclosent en avril ; les chenilles vivent en colonies dont l’ensemble des individus sont issus de la même ponte. Le jour, elles séjournent dans des nids soyeux grossissant avec l’âge et le nombre des chenilles. Ces nids sont plaqués sur les troncs ou sous les branches. Elles sortent en fin de journée, en procession, pour se nourrir des feuilles de chênes.

Quels dangers ?

C’est la plus urticante des chenilles de nos régions. En plus de leurs longs poils blancs et soyeux, les chenilles portent de minuscules poils urticants qui peuvent être emportés par le vent et se ficher dans la peau ou les muqueuses. La protéine en cause est localisée dans ces poils microscopiques qui apparaissent au troisième stade larvaire (fin avril-début mai). Ces poils restent urticants jusqu’à 2 à 3 ans après leur apparition qu’ils soient dans le nid (dans les mues) ou qu’ils aient été « lâchés » par la chenille qui se sent agressée ou qui a été écrasée.

Chez les animaux, en cas d’ingestion la langue peut se nécroser, les empêchant de s’alimenter. Sur l’homme la réaction peut être violemment allergique. Le choc génère des troubles parfois graves (choc anaphylactique, œdèmes, irritations, démangeaisons) dans les cas les plus fréquents, voire des réactions allergiques plus sérieuses chez les personnes sensibles.

La vigilance doit être de mise en évitant tout contact direct avec les chenilles, leur nid et les zones potentiellement infestées.

Quels dégâts ?

Une fois la processionnaire installée, elle va se nourrir la nuit des feuilles des chênes et les premiers signes sur l’arbre sont visibles sous la forme de parties desséchées. La défoliation augmente avec l’appétit des chenilles.

Si l’arbre ne meurt pas (sauf dans le cas d’infestation extrême), il subit des dégâts parallèles comme la diminution de la photosynthèse, la perte de croissance et il devient plus sensible aux maladies et aux ravageurs.

Quels moyens de lutte en forêt ?

Il n’existe aucun moyen de lutte efficace pour se débarrasser définitivement des chenilles. L’ONFOffice national des forêts n’applique pas de traitement insecticide : ces moyens de lutte chimique, non sélectifs, impactent d’autres papillons et insectes qui contribuent à la richesse biologique du milieu forestier.

Une alliée précieuse : la mésange. La « mangeuse de chenilles processionnaires » par excellence est la mésange charbonnière avec une consommation familiale de 500 chenilles par jour. Les chauves-souris et araignées sont aussi consommatrices des papillons ou chenilles des processionnaires. Ces prédations permettent de juguler les populations lorsqu’elles sont à un niveau endémique. Elles permettent de retarder et d’espacer les épidémies, mais ne permettent pas de juguler celles-ci.

Comment se prémunir ?

En forêt ou en zones d’habitation les recommandations de prévention sont les mêmes :

  • Eviter les arbres porteurs de nids, éloigner les enfants et les animaux de compagnie
  • Ne jamais toucher les chenilles vivantes ou mortes, les nids récents ou vieux
  • Eviter de se frotter les yeux en cas d’exposition
  • Par grand vent ne pas faire sécher son linge à l’extérieur près des arbres atteints
  • A retour de forêt, en cas de doute, prendre une douche tiède et changer de vêtements.

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